Les feuillets ne sont plus dans l’ordre. Tant pis, je vais les lire comme ça. Cette histoire est de plus en plus louche.
“”27 mars 2007. Je vais essayer d’écrire ici tous les jours les effets sur mon corps causés par cette façon inconnue dont je suis pisté maintenant depuis un an. Souvent difficile à supporter. Difficile à supporter aussi parce qu’il m’est impossible d’en parler sans risquer d’être pris pour un fou. Une chose est sûre maintenant, on me suit à la trace en dehors de ma province. En conduisant ma voiture pour aller en Angleterre j’ai espéré un moment être lâché. Passé le tunnel sous la Manche je n’ai plus rien senti jusqu’à mi-chemin en Ecosse. Je suivais la voiture d’un copain à vive allure sur l’autoroute quand j’ai entendu un grand ‘bang’ sur la voiture.
28 mars 2007. Hier soir les vibrations étaient faibles et par accoûts. Jusqu’à présent elles ont été fortes ou inexistantes, mais jamais de faible intensité. Ce matin tôt j’ai distinctement entendu au fond de ma propre gorge la voix d’une femme disant en anglais: ‘we’re on’. Dans la nuit quelqu’un s’est installé dans la chambre d’à côté dans l’hôtel où je suis et a commencé à faire du bruit comme une espèce de machine à coudre.
29 mars 2007. Je me suis réveillé très fatigué d’une nuit de vibrations constantes sur tout le corps. Mes cicatrices me faisaient mal. Qu’est-ce qui peut bien provoquer tout ça? Aucun moyen connu, mais j’ai idée que d’abord on me suit à la trace, et qu’en même temps on me bombarde d’ondes électro-machintruc. Mais comment?”"
Dois-je comprendre qu’il ne s’agit plus de Mr Ynard, mais peut-être bien de Franklin lui-même?